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HENRI SAULDUBOIS
Peintre montbéliardais    1898-1981

Années 1920 avec Kysi
ENFANCE ET JEUNESSE 

Années 1970 sur les rives
du Doubs






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Enfance et jeunesse
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Enfance et jeunesse

Louis Paul Henri Sauldubois
Louis Paul Henri Sauldubois
fusain d'Henri
Né le 24 septembre 1898 à Montbéliard, il était le fils aîné de Louis, Paul, Henri Sauldubois (décédé en 1908) et de Marie, Augustine, Philomène Perrot (décédée en 1959). Ceux-ci tenaient un commerce d'épicerie, bureau de tabac, presse au n°6 du faubourg de Besançon.

Jurassien par son père, né à La Châtelaine, près d'Arbois (Jura) berceau des Sauldubois, il a toujours vécu à Montbéliard, sauf pendant la guerre 14/18 qu'il fit comme engagé volontaire de 1916 à 1918, interrompant ses années d'études aux Arts Décoratifs de Paris. 

Deux sœurs, Andrée et Marguerite, sont venues agrandir le cercle de famille.  
Marie Augustine Philomène PerrotMarie Augustine
Philomène Perrot

Henri SaulduboisAndrée SaulduboisMarguerite Sauldubois
HenriAndréeMarguerite

Le commerce, racheté à Mme Catherine Faivre, fait vivre la famille. Il jouxte le café Gret, et là, défile une clientèle très variée dont, bien sûr, les habitants du faubourg. Et lui, le gamin d'alors, enregistre dans sa tête de multiples images que ses fusains, encres de chine, sanguines et autres pastels nous ont par la suite, fidèlement restituées. On peut ainsi se faire une petite idée de la vie de cette époque, en cette bonne ville de Montbéliard.             

En 1901, beaucoup de cas de coqueluche et de rougeole se déclarent. C'est ainsi que Mme Sauldubois, ma grand'mère, se retrouve avec les deux bébés d'alors, Henri et Andrée, dans la famille paternelle à La Châtelaine et à Pupillin, pour un changement d'air dans le Jura. Un client, le docteur Vaisseau, médecin à Montbéliard, s'informe de la disparition du petit "malin", Henri bien sûr. Apprenant son départ, il rassure le père, disant que c'est le meilleur de tous les remèdes, qu'il faut se promener dans les bois de préférence : déjà, encore et toujours, dirions-nous aujourd'hui ! Côté commerce, c'est plutôt calme. "Mais nous avons bien travaillé quand même samedi et dimanche" écrit mon grand-père dans une lettre datée du 9 septembre 1901.             

Les cigares se vendent alors à la pièce, et pour quelques sous, on achète sa "prise", dose de tabac en poudre, utilisée en aspiration nasale, pesée méticuleusement sur une balance aux plateaux de corne. A l'épicerie aussi, mon grand-père mesure, compte, empaquette et papa nous racontait que son père terminait lui-même, dans la cave du 6 faubourg de Besançon, l'affinage des meules de Comté, les salant, les retournant.  Il décède à l'âge de 44 ans, laissant à la maman Sauldubois le soin et le souci d'élever les trois enfants, mais aussi de continuer à faire marcher le commerce...

Cela n'est pas une mince affaire, car à cette époque, le magasin reste ouvert même le dimanche ! et sans vacances !            

Le faubourg de Besançon voit grandir le gamin. Il court sur la place de l'enclos avec sa statue de Ninon et son kiosque à musique. La statue est de Pierre Loison et le fondeur J.J. Ducelle à Paris. Elle a été installée en 1862.

Elle sera appelée ainsi à cause de Ninon de Lenclos, femme de lettres française (1620-1705).

Belle et intelligente, elle est très courtisée par la gent masculine de son époque. Elle est le symbole de l'aristocrate cultivée, tenant salon mondain et littéraire. 


Magasin Sauldubois en 1913Café GretPlace de l'enclos avec la fontaine Ninon
Magasin Sauldubois à droite
inondations 13 novembre 1913
La café Gret à l'entrée du faubourg de Besançon et la place de l'Enclos
Louis Paul Henri pose avec ses 3 enfants bien alignés
La place de l'Enclos (Francisco Ferrer) avec
son kiosque et la fontaine Ninon

le pont de la zup Montbéliard



Comment ne pas mentionner aussi le champ de foire - en bordure de l'Allan - où les gitans, les gens du voyage et les cirques s'installent ? Il n'a que le Grand Pont à traverser pour s'y rendre.


         

Les campements, le montage des tentes, les soins aux animaux attirent les gosses du faubourg, dont notre père bien sûr. Pour le plaisir de voir un peu bouger les éléphants à l'attache au bord de l'Allan, les gamins leur lancent divers projectiles : pierres, mottes de terre... Mais un jour, fatigués et agacés par toutes ces démonstrations peu amicales en somme, un de ces braves pachydermes fait, avec sa trompe, une provision d'eau dans la rivière et en asperge les enfants.  "Au moins 8 kg de pression et on s'est retrouvé tout dégoulinant, sur les fesses" nous racontait papa. La narration s'arrêtait là, mais on devine un peu les réactions des mamans voyant rentrer leur progéniture dans cet état !   

Henri donne quand même le coup de main à sa maman, comme il le peut. C'est lui qui va prendre la livraison de la presse parisienne à la gare, en vélo. Les jours de marché, il faut se frayer un passage parmi les clients éventuels et les curieux qui se rassemblent devant l'étal du marchand de chaussures, sabots, également celui du vaisselier, avec ses faïences et verreries de toutes sortes, et bien d'autres. Intérieur du magasin

Henri avec sa soeur cadette Marguerite, encadrent leur mère

Un jour dans la grand'rue, il bouscule pour passer plus vite, quelques personnes et atterrit dans les chaussures et pantoufles, accueilli par les cris de colère et de protestation du commerçant, accompagnés des exclamations indignées des clients. Il faut faire vite afin que les journaux soient le plus rapidement en place pour la vente ! Mais ce jour là…   

La foire est aussi un événement. Un personnage pittoresque ne la manque jamais. C'est la "Marie de Saulnot" dans sa robe de diaichotte. Venant à Montbéliard pour la circonstance, elle fait halte à l'épicerie, chez la maman Sauldubois où elle prend les provisions du mois, les chargeant dans la voiture à cheval tirée par la Charlotte. Souvent c'est la brave bête qui la ramène, soit que la fatigue ou quelques petits verres pris pour se ragaillardir aient eu raison de la Marie !...   

Pas question à cette époque qu'un bolide, marchant à 100 à l'heure, fasse faire un écart au cheval !             

Sur la place Saint-Georges se tient la foire aux cochons. Mais, c'est au champ de foire, le long de l'Allan que se dressent les différents autres étals. Le marché aux légumes, lui, a élu domicile rue des Granges (aujourd'hui, rue Georges Clemenceau). C'est là que les paysannes proposent les produits de leurs jardins, clapiers et poulaillers, tout cela délicatement transporté dans leurs voitures-paniers. Là aussi, les nouvelles s'échangent...      

ecole des halles
Henri Sauldubois ( dernier rang, sixième depuis la gauche) à l'école des Halles avec Mr Lagarce

L'école primaire installée aux Halles, sous l'autorité de Messieurs Engel, Camus, Colin, Lagarce, reçoit Henri Sauldubois pour sa scolarité. Il dessine déjà et les marges de ses cahiers s'enrichissent de divers croquis. Il encourt les réprimandes du maître, mais le désir de dessiner est plus fort que tout…            

Il a treize ans lorsqu'il entre à l'Ecole Pratique. Le cycle d'étude est de trois ans. Il en sort avec le diplôme d'ajusteur, tout comme son bon camarade et ami Charles Bringard.             

L'Ecole Pratique est un établissement renommé. Fondée en 1890, elle est l'une des plus anciennes de France : les élèves en portent la casquette et les cahiers sont à l'en-tête de l'école. On y prodigue un enseignement de qualité qui connaît et garde un impact certain dans la région. D'ailleurs, nombre de cadres occupant des postes importants dans les différentes usines et industries du pays sortent de l'E.P., devenue depuis Lycée et Collège Technique et Industriel.  



Henri Sauldubois

Tête de faune, d'après un plâtre,
 réalisée  en décembre 1914
Sauldubois en repos le songe du trissus

 Le soldat au repos réve: Le Songe du Trissus

Déjà le dessin le travaille et en novembre 1914 l'un d'eux : "Le songe d'un Trissus" est exposé dans les vitrines d'Emile Blazer (1849 – 1941). Celui-ci continuait le commerce de ses parents dans la grand'rue. Esprit ouvert, soutenant les sociétés locales, il fut nommé conservateur du château. On le voit retenant la ruine du château, caricaturé par Sauldubois.           

Nous retrouvons le jeune Henri en 1915 à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs, rue de l'Ecole de Médecine, à Paris, où il est admis sous le numéro 63 954. Il a obtenu une subvention de 300 Fr du conseil municipal de Montbéliard le 25 août 1915 et également une somme identique du conseil général du Doubs.
 

Henry Sauldubois : 24 septembre 1898-28 avril 1981 : tout simplement montbéliardais / (Janine et Michel Pélier). - Bart 25420 Déposé 2001. - 61 p. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm.
Titre de couv. : "H. Sauldubois, peintre témoin de son temps". - DL 01-23669 (D4). - 920 (Br.) : 150 F.
Sauldubois, Henry (1898-1981) -- Biographie
BN 02686124   01-48063

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Mise à jour: 11 02 2017

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